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Déficient visuel et salarié : comment s’organiser et mettre en place une aide humaine

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Travailler avec une déficience visuelle peut nécessiter des adaptations concrètes. Selon le poste occupé, certaines tâches peuvent devenir plus difficiles : lire des documents, se repérer dans les locaux, accéder à des informations visuelles, utiliser certains outils numériques ou participer à des réunions.

Pour un déficient visuel salarié, l’aide humaine peut alors être une solution de compensation précieuse. Son rôle n’est pas de remplacer la personne dans son travail, mais de lui permettre d’exercer ses missions dans de meilleures conditions, avec plus d’autonomie, de sécurité et de confort.

Qu’est-ce qu’une aide humaine au travail ?

L’aide humaine correspond à l’intervention d’une personne qui accompagne le salarié ou indépendant sur des tâches rendues difficiles par la déficience visuelle. Elle peut être ponctuelle ou régulière, selon les besoins.

Elle peut par exemple servir à :

  • lire ou mettre en forme certains documents ; 
  • prendre des notes pendant une réunion ; 
  • accompagner un déplacement professionnel ; 
  • faciliter l’accès à des informations visuelles ; 
  • aider dans certaines tâches administratives. 

Cette aide peut aussi être associée à d’autres solutions : logiciel de synthèse vocale, plage braille, agrandisseur d’écran, adaptation du poste, organisation différente des réunions ou sensibilisation de l’équipe.

Identifier ses besoins avant de faire une demande

Avant de mettre en place une aide humaine, il est important de bien définir les besoins. Chaque situation est différente : basse vision, cécité, fatigue visuelle, difficultés de déplacement ou accès complexe aux supports de travail.

La RQTH est un prérequis pour faciliter les démarches. Elle se demande auprès de la MDPH et permet d’accéder à différents dispositifs d’accompagnement liés au handicap. Le salarié peut aussi échanger avec le médecin du travail, le référent handicap, les ressources humaines ou Cap emploi. L’indépendant peut quant à lui faire appel à son médecin généraliste ou à CAP Emploi. Ces interlocuteurs peuvent aider à analyser le poste, repérer les freins et proposer les aménagements les plus adaptés.

Quel est le rôle de l’employeur ?

Dans le cadre du salariat, l’employeur joue un rôle important dans l’organisation de l’aide humaine. Il doit rechercher des solutions raisonnables pour permettre au salarié en situation de handicap d’accéder à son emploi ou de s’y maintenir.

La démarche doit se construire avec le salarié. L’objectif est de répondre à des questions simples : quelles tâches posent problème ? À quelle fréquence l’aide est-elle nécessaire ? Une aide technique peut-elle compléter l’aide humaine ? Quels financements peuvent être mobilisés ? Plus l’analyse est précise, plus la solution mise en place sera utile au quotidien.

AGEFIPH ou FIPHFP : quels financements possibles ?

Les dispositifs varient selon le statut de l’employeur. Dans le secteur privé, l’AGEFIPH peut financer des solutions de compensation du handicap, comme l’aide humaine, l’aide technique ou l’adaptation du poste de travail. Dans la fonction publique, le FIPHFP peut être mobilisé pour financer des aides similaires, notamment dans le cadre du maintien dans l’emploi. Ces aides sont étudiées en fonction de la situation, du besoin identifié et du poste occupé.

Comment préparer sa demande ?

Pour faciliter les démarches, il est utile de préparer un dossier clair. Il peut préciser les missions du salarié, les difficultés rencontrées, les solutions déjà essayées et le type d’aide souhaité. Il est aussi important d’indiquer si l’aide humaine est nécessaire quelques heures par semaine, sur des temps précis ou uniquement pour certaines tâches.

Une aide pour travailler plus sereinement

Mettre en place une aide humaine n’est pas une faveur. Cette mesure de compensation permet à un salarié déficient visuel de travailler dans un environnement plus accessible. Bien pensée, cette solution bénéficie aussi à l’entreprise. Elle sécurise les missions, favorise le maintien dans l’emploi et contribue à une organisation plus inclusive.

 

Découvrez notre article de blog : « Déficience visuelle au travail : comment l’aide humaine compense le handicap« .

FAQ - Aide humaine

Si vous êtes travailleur indépendant (profession libérale, artisan, micro-entrepreneur) en situation de handicap, vous pouvez vous tourner vers l’AGEFIPH. Cet organisme propose des aides financières spécifiques pour la compensation du handicap au travail, incluant l’aide humaine ou technique, afin de sécuriser votre activité professionnelle. La détention de la RQTH (Reconnaissance de la Qualité de Travailleur Handicapé) est indispensable pour en faire la demande auprès de la MDPH.

Le choix de l’organisme dépend entièrement de votre statut et de celui de votre employeur :

  • L’AGEFIPH s’adresse aux salariés du secteur privé ainsi qu’aux travailleurs indépendants.

  • Le FIPHFP intervient exclusivement pour les agents et salariés de la fonction publique (recrutés sous statut ou en contrat).

Dans les deux cas, ces structures analysent votre dossier pour financer des solutions sur mesure (aide humaine ponctuelle ou régulière, aménagement de poste, outils technologiques).

Absolument pas. L’aide humaine n’est pas là pour faire votre travail à votre place, mais pour compenser les obstacles visuels de votre environnement. Son rôle est de vous redonner de l’autonomie et du confort sur des tâches annexes rendues complexes par la déficience visuelle (comme la mise en page d’un document, la prise de notes rapides en réunion, ou l’accompagnement lors d’un déplacement professionnel). Vous restez le seul pilote de vos missions.

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